Les mots des gens de Mer

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Lors du VIRAGE (remontée du chalut) et du filage (mise à l’eau de celui-ci) le Matelot pont procède aux différentes manœuvres d’accrochage et décrochage du matériel de pêche.IL RAMENDE (répare) le chalut en cas de déchirures et le change en cas d’usure .
Marc
Matelot Pont
“Je suis pêcheur à la Compagnie des pêches depuis 30 ans. Dans ma famille, on est marin depuis des générations donc je ne me voyais pas faire un autre métier. J'ai commencé comme matelot sur le pont et aujourd'hui je suis conducteur de ligne à bord du Joseph Roty II, c'est-à-dire que je vérifie toutes les machines de la ligne de production de surimi base *(pain de chair de poisson).
Pour rien au monde je ne changerai de métier, si tu aimes la pêche tu y restes...”
Le cuisinier gère les réserves de vivres et doit préparer 4 repas par jour pour tout l’équipage, il est secondé par le boulanger qui assure le service du repas de minuit.
Jean-Louis
Cuisinier sur le Joseph Roty
“Mon père était marin...et sur un coup de tête, en 1976 j'ai embarqué à la Grande Pêche comme boulanger sur un navire de l'armement le «Colonel Pleven II». C'est en 1993 que je suis devenu cuisinier, j'ai ainsi navigué pendant 38 ans à la Compagnie des Pêches Saint Malo.
Je suis très heureux d'avoir effectué toute ma carrière à la pêche, même si c'est un métier où il faut partir pendant de très longues périodes je ne le regrette pas, et puis à bord d'un navire c'est toujours le cuisinier qui maintient le moral des troupes. Avec un bon cuisinier et un bon boulanger, tout va bien...”
Le mécanicien assure la conduite de la machine et vérifie les indicateurs. Il gère la production électrique, procède aux transferts de gasoil pour maintenir l'assiette du bateau. Il réalise à bord toutes réparations nécessaires dans les domaines hydraulique, électrique et mécanique, et participe à terre à la maintenance du navire.
HERBERT
Chef-mécanicien
“Le monde de la grande pêche m'a toujours attiré, et ce depuis mon plus jeune âge. A l'âge de 17 ans, mon diplôme de mécanicien en poche, j'ai embarqué sur un bateau de pêche sans savoir vraiment ce qui m'attendait... 26 ans plus tard je peux vous dire que je ne regrette rien et qu'il est impossible de faire ce métier sans passion.
Les rôles des mécaniciens machine sont très diversifiés, il fait appel à plusieurs corps de métiers: chaudronnier, électricien, frigoriste ou diéséliste.. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer!
Il est vrai que le départ est toujours un moment difficile, il faut laisser sa famille pour plusieurs mois.. cependant cette longue absence fait d'autant plus aimer le retour.”
Le matelot d’usine conduit les machines à étêter*, équeuter**, éviscérer*** et fileter**** le poisson pour ne garder que le filet. Il vérifie la bonne marche du processus et contrôle la qualité à toutes les étapes de fabrication.

*étêter(retirer la tête du poisson)
**équeuter (couper la queue du poisson)
***éviscérer (vider le poisson de ses viscères)
****fileter (lever les filets du poisson)
 
Marin en charge du contrôle qualité dans l’usine
“La pêche c'est ma passion. Comme mon Père et mon Grand-père j'ai choisi de devenir marin pêcheur. Je pense que la pêche est une vocation avant tout: on ne devient pas Marin à 40 ans, il faut être né dedans...
J'ai commencé en tant que matelot sur le pont avant de descendre à l'usine en tant que laborantin. Mon quotidien consiste à faire des contrôles (analyses) sur la phase de transformation du poisson en surimi base pour garantir ainsi la qualité du produit. A bord, tous les métiers sont dépendants. Si un maillon ne va pas, tout coince. Sur un bateau de pêche nous sommes tous solidaires : nous sommes tous amenés à nous entraider durant nos campagnes de pêche...
Cette vie je l'ai choisie et rien ne me fera changer de cap ...”
Poste de pilotage du Joseph Roty II
Il est considéré comme le «Chef d’expédition», c’est le seul maître à bord pour les aspects sécurité, production, navigation et gestion sociale de l’équipage. Ses tâches sont centrées sur la conduite du navire, la détection du poisson et la manoeuvre des engins de pêche. Il est amené à soigner les marins. Au quotidien, il est assisté par un second Capitaine, un Lieutenant et un Officier Radio Electronicien.
Frédéric
Capitaine du Joseph Roty II - Rêve de mousse
“Je me souviens encore, non sans émotion, ce jour de juin 1983 où j’ai embarqué pour la première fois comme mousse sur le petit chalutier classique ‘’Berceuse aux étoiles’’. Une fois le bateau en mer, j'ai ressenti, et ce immédiatement, un sentiment de liberté incroyable et inégalable. Ce jour-là, la messe était dite, lla mer m'appelait: je serai marin !
Quelques années plus tard j’embarque comme matelot sur le chalutier hauturier ‘’Traezh Aour’’ (sable d’or en Breton) et tout en me perfectionnant dans l’apprentissage de ce métier si particulier, je ne peux m’empêcher de rêver en voyant passer dans l’horizon lointain les grands chalutiers Lorientais faisant route bien plus au large …. Qu’à cela ne tienne !, je retourne sur les bancs de l’école et à 23 ans, brevet de Capitaine de pêche en poche, j’embarque sur le grand chalutier ‘’Capitaine Cartier’’ immatriculé à Lorient en qualité de radio. Le travail est dur sur ces navires, mais tous les jours j’en apprends un peu plus et après le passage obligé de second, l’armateur décide de me confier mon premier commandement, ce sera le ‘’Capitaine Cartier’’, 60m de long et un équipage de 18 hommes. J'ai 25 ans... Quelle aventure !
Aujourd’hui, je suis Capitaine d’un grand chalutier Français avec 59 hommes à bord, c’est une très grande responsabilité, et j’en suis fier.
Mes rêves de mousse se sont concrétisés !”
 
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